En passant

Images du vendredi (2)

J’ai toujours aimé les vieilles photos, elles figent pour l’éternité un moment passé et capturé dans une dimension qui n’existe qu’au moment où elle a été prise. Le temps peut nous les restituer pour un instant, pour un moment, et pour après disparaitre à jamais. Elles peuvent être cruelles quand il s’agit de visages que l’on regarde et qui n’existent plus depuis un jour, un an, un siècle. Ils sont pourtant là, nous les regardons et peut-être nous imaginons leurs destins, ce que fut leurs rires, leurs pleurs, leurs joies, leurs souffrances. On affirme volontiers que tant que quelqu’un pensera à nous, nous ne serons pas tout à fait morts. Je vous propose une série de photos qui montrent toutes des visages capturés au loin. A vous d’imaginer le reste, les photos sauf indication contraire furent prises aux USA.

Magasin comestibles italiens, New York, 1923
Mère et fille au bord de la Tamise, Londres, 1880
Jeunes filles travaillant à l’écaillage des huitres, lieu inconnu, 1912
Madison Square, New York, 1900
San Francisco, 1960
Mère est ses enfants, lieu inconnu, 1900
Photo humoristique d’un chien, 1875
Dame de la bourgeoisie, Empire Ottoman vers1900
Père et fille à vélo, 1905

Souces : D.P.

En passant

Inventaire musical à la Prévert (224)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

Dickie Peterson Japon CD

Dickie Peterson est un de ces personnages que j’ai eu le plaisir de rencontrer dans des circonstances assez marrantes. J’étais à un concert de ce qui était une des premières mouture de la reformation des Yardbirds au début des années 1990. Je suis allé me soulager d’une ou deux bières que j’avais bu dans l’endroit approprié. Est alors entré en personnage vêtu de cuir d’assez petite taille avec une tignasse blonde et longue. Je n’ai pas prêté une attention particulière au bonhomme et je suis ressorti dans la salle rejoindre les Yardbirds qui faisaient une pause. Il est ressorti des waters et est venu vers Jin McCarty, le batteur des Yardbirds. Ce dernier m’a alors demandé si je connaissais Blue Cheer. A ma réponse affirmative, il m’a alors présenté Dickie Peterson, car c’était lui. Sa présence dans le lieu se justifiait car ils avaient donné un concert dans les environs, ce que j’ignorais totalement. Il est venu en quelque sorte dire bonjour car ils se connaissaient. Ils ont même joué un morceau ensemble « Spoonful » si je me souviens bien.
Dickie Peterson (1946-2009) fut le bassiste de Blue Cheer, une formation pionnière dans le hard rock et le heavy metal, et le seul membre permanent sur une période de 40 ans. Mais de temps en temps, il a joué occasionnellement avec d’autres formations et enregistré en solo. C’est justement cet album qui fut le premier du genre, publié en 1997. Il fut publié seulement au Japon et en CD, ce qui lui donna peu de visibilité ailleurs. C’est dommage car il est excellent, même si l’on n’est pas musicalement aux antipodes de Blue Cheer. Une pop blues bien grasse assaisonnée de la voix bien présente de Peterson, il est d’ailleurs ici seulement chanteur et non bassiste. Des titres originaux composés par lui, en solo ou avec les musiciens qui l’accompagnent. De la bonne miouse dont on se lasse à peine à la 2726 ème écoute.

Artiste : Dickie Peterson
Titre : Child Of The Darkness
Genre : pop, rock, blues
Label : Captain Trip Records
No Catalogue :  CTCD-077
Pays : Japon 1997
Meilleure enchère sur Ebay, jamais vendu
Note : seulement publié au japon en CD

Child Of The Darkness

Hors album

Roy Black, single Italie

Roy Black – Polydor – NH 54834, Italie, publié en 1966, meilleure enchère sur Ebay 150 euros.

Roy Black (1943 – 1991) fut un très populaire chanteur de variétés allemand. Il essaya d’étendre sa popularité en enregistrant dans des langues étrangères, anglais, français, et ici en italien. On retrouve un peu le même phénomène que pour les têtes d’affiches françaises, les fans recherchent les pressages étrangers ou les interprétations dans d’autres langues, la discographie originale étant par ailleurs plutôt courante. Selon les publications cela peut aller à plus de 600 euros. Dans le genre, ce single n’est pas le plus rare, mais la plupart des copies dépassent quand même la centaine d’euros. A noter que son interprétation en italien frise la perfection, pratiquement sans l’ombre d’un accent. Il mourut prématurément d’une crise cardiaque à 48 ans.

Visites au musée du Boss

Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…

Deux qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…

Johnny Hallyday – Le Pénitencier

The Front Line – Got Love

Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.

The Wylde Mammoths – I’m Going Out