En passant

Vinyles en fusion (139)

En 2021 la revue Rolling Stone a établi ce qui lui semblait être les 500 meilleures chansons de tous les temps. Ce classement est bien entendu subjectif, mais il est fait par des journalistes professionnels. Il est certain que toutes les chansons retenues ont pour une raison ou une autre marqué une époque et sont pour la plupart dans la mémoire de ceux qui écoutaient la radio ou regardaient les médias. Le première du classement ne veut pas dire qu’il s’agit de la meilleure et la dernière la moins bonne. Il fallait juste présenter un classement de 1 à 500, en dehors de tout considération partisane ou critère d’appréciation. Bien entendu certains artistes peuvent être cités plusieurs fois, ceux dont l’influence a été la plus grande, les Beatles par exemple. En voici une livraison…

The Jackson 5 – I Want You Back (1969)

David Bowie – Life On Mars (1973)

The Rolling Stones – Sympathy For The Devil  (1968)

The Cure – Just Like Heaven (1987)

Sly & The Family Stone – Everyday People  (1968)

Documents

Des archives musicales, peu importe le pays, de la télévision ou autres durant les sixties

The Mamas & The Papas – California Dreamin’ (1965)

La pop en version étrangère

Il est toujours curieux d’entendre une chanson que l’on connaît bien dans une autre langue. Le phénomène de reprendre une chanson connue dans une autre langue est un phénomène planétaire. La mélodie reste, mais la consonnance d’une langue peut lui donner une ambiance différente. Voici une sélection de trois chansons d’artistes anglophones interprétés dans une langue plus ou moins exotique. Pour ceux qui voudraient entendre la version originale, un clic sur Youtube apportera la réponse.

Downtown, version originale Petula Clark, 1964
*****
Version en tchèque par Helena Vondráčková, 1965

Yummy Yummy Yummy, version originale Ohio Express , 1968
*****
Version en allemand par Joceline Grassen, 1976

Do Wah Diddy, version originale The Exciters, 1963
*****
Version en italien par Peppino Di Capri, 1964

Trois très belles reprises…

Sorry Jim – Ces Mots Qu’on Oublie Un Jour (Beatles – Dick Rivers)

Captain Beefheart & His Magic Band – Diddy Wah Diddy (Bo Diddley)

Takeshi Terauchi & The Blue Jeans – Movin’ (The Astronauts)

En passant

Inventaire musical à la Prévert (21)

Nous avons vu l’envol de Larry Greco dans le monde des yéyés. Dans le sillage, les Faux Frères tentèrent aussi leur chance à Paris en 1963. En fait le groupe existe depuis 1958 à Lausanne sous différentes formes. En 1963, ils peuvent publier leur premier disque chez Vogue. Selon les photos des pochettes, ils sont présentés comme un duo. En réalité ils sont cinq, mais l’accent est principalement mis sur les vocalistes et guitaristes, Gaston Schaefer et Jean-Pierre Skawronsky (Ska), qui sont aussi occasionnellement compositeurs. Il est évident que présenter un duo à la Everly Brothers, n’est pas ridicule, ils sont encore un modèle pour beaucoup. L’aventure parisienne réussit bien à Larry Greco, mais pour les Faux Frères, le résultat est plus mitigé. Beaucoup de promesses dont les plus significatives furent plusieurs passages télévisés à « Age Tendre et Tête de Bois », et la publication d’un premier EP suivi de deux autres, toujours pour Vogue. Le succès est présent en Suisse de belle manière, mais Vogue n’a pas trop l’air de distribuer les disques en France. De ce fait, je me souviens que dans les années 1980, leurs disques constituaient une bonne monnaie d’échange dans les foires aux disques. Autre ombre au tableau, ils sont étudiants et les parents ne voient pas forcément leurs fils en idoles des jeunes, les études avant tout. A la fin de 1964, ils passent professionnels et signent chez Barclay. Ils sont maintenant officiellement un duo et complètent avec des musiciens de studio pour le reste. La première publication Barclay, et peut-être leur meilleure réussite du pont de vue musical, leur permet de relancer un peu la machine, le disque marche plutôt bien, même en France. Deux titres feront l’objet d’une interprétation en allemand, histoire d’essayer de conquérir la partie germanophone du pays. Suivront deux autres publications chez Barclay qui ne sont pas inconnues en Suisse, mais restent toujours assez boudées ailleurs.
Parmi leurs projets, ils ont dans l’idée de fonder en Suisse leur propre label. Ce label aura une certaine importance par la suite et deviendra l’un des plus connus en Suisse avec une pléthore d’artistes qui vont du jazz à la pop en passant par la variété. Il servira aussi de distributeur pour des marques étrangères. Evidemment ils se réservent la primeur des publications avec un EP en 1967, suivi d’une single, qui marquera la fin plus ou moins officielle du duo, mais ils ne se priveront pas d’enregistrer des tentatives en solo. Et puis ce sera aussi l’occasion de se retrouver de temps à autre pour se rappeler du bon temps comme en 1993 pour une réédition en CD.

La discographie des Faux Frères est bien présente sur la Toile. En voici une large sélection. Sauf mention contraire, ce sont des originaux composés par Schaefer et Ska, en solo ou en duo. Tous ceux qui aiment les Everly Brothers seront en territoire connu. Rappelons que ces derniers furent l’un des grands groupes de la musique moderne, aux grandes harmonies vocales et aux arrangements classieux. Les Faux Frères s’en tirent plutôt bien dans cet exercice, mais dépasser les modèles est mission impossible. Mais ils n’ont pas à rougir de leur carrière.

1963 – Premier EP Vogue.

Oh Oui – Adaptation de « Oh Yeah » du duo US à la Everly Brothers, Travis And Bob.

Be Bop A Lula. La fameuse de Gene Vincent.

Romance D’un Prisonnier.

Vous, Vous.

1963 – Deuxième EP Vogue.

Quand Je Serai Célibataire.

J’aime Entendre.

Camargue.

Le Balayeur Des Quais. Adaptation de « Just In Case » des Everly Brothers.

1963 – Troisième EP Vogue.

Quinze Ans.

N’lui Dis Pas. Adaptation de « Tell Him No » du duo Travis And Bob. Egalement repris aux USA par Flash Cadillac & Continental Kids, le groupe que l’on entend jouer « Suzie Q » dans Apocalyse Now.

Les Cent Pas.

Jours Heureux. Adaptation de « Some Sweet Day » des Everly Brothers.

1965 – Premier EP Barclay.

Mieux Que Tout Ca. Adaptation de « Just A Little Bit Better » de Herman’s Hermits.

Viens Jouer Joe.

Ce Serait Trop Beau. Adaptation de « Oh Lonesome Me » de Don Gibson.

Une Fille Sur L’Autre Quai.

1965 – Second EP Barclay. 

Pas de titres disponibles sur la Toile.

1966 – Troisième Ep Barclay. 

Pourquoi Suis-Je Là. Adaptation de « What Am I Doing Here With You » de P.F. Sloan, également interprété par Twiggy.

Elle Et Moi. Adaptation de « Her And Him » de Bruce And Carroll.

Une Fille Pour Deux Garçons. Adaptation de « You Like Me Too Much » des Beatles.

On Aime Voir Les Filles.

1967 – EP Evasion.

J’ai Vu Sourire La Pluie.

Vague A L’âme.

Le Soleil De Tes Yeux,

En Rêves.

1968 – Single Evasion.

Le Vent Des Plaines.

Documets.

1963 – Whatd I Say, en live lors de l’émission « Age Tendre Et Tête De Bois ».

Ce serait Trop Beau, lors d’une réunion.

Ma Tête Tourne. A l’origine ce titre ne figurait que sur un album de compilation du label.

*****