En passant

Inventaire musical à la Prévert (146)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

Serge Gainsbourg – Confidentiel

C’est le premier album 30 cm de Gainsbourg après 6 ans de carrière et le cinquième dans la chronologie, les précédents n’étant que des 25 cm. S’il est connu comme compositeur prolifique, il est par contre un assez modeste vendeur de disque à cette époque, bien entendu toutes proportions gardées. C’est justement ces ventes assez confidentielles qui en font aujourd’hui des collectors recherchés. La promotion ne manque pas, il a souvent les honneurs des scopitones et de la télévision, mais comme on dit, la mayonnaise a de la peine à prendre. Le talent du bonhomme est pourtant immense, fin observateur du monde qui l’entoure, il le capte souvent de manière ironique ou affectueuse, le tout se retrouvant dans ses textes qui sont presque de petits reportages d’actualité. Il y a aussi le Gainsbourg un peu coquin que l’on devine dans les décors de certaines chansons Dans cet album, le jazz est encore assez présent, le dernier du genre. Aujourd’hui, découvrir la chanson française à travers Brel, Brassens, Ferrat, Ferré, est relativement facile, mais Gainsbourg demande un effort de plus, il est plus insaisissable.

Artiste : Serge Gainsbourg
Titre : Confidentiel
Genre : Jazz, pop, chanson
Label : Philips
No Catalogue : B 77.980 L
Pays : France, 1964

Meilleure enchère sur Ebay : 700 euros,
Note : Le pressage original est en mono et le label vert. Il existe une réédition en 1966 avec label bleu en mono; en 1968, label noir, en stéréo. Il existe aussi un pressage canadien de 1964.

Chez Les Yé-Yé

Sait-On Jamais Où Va Une Femme Quand Elle Vous Quitte

Le Talkie-Walkie

La Fille Au Rasoir

La Saison Des Pluies

Elaeudanla Téïtéïa

Scenic Railway

Le Temps Des Yoyos

Amour Sans Amour

No No Thank’s No

Maxim’s

Negative Blues

Elles chantent Serge Gainsbourg

Michèle Arnaud – Les Papillons Noirs, en duo avec Serge

Valérie Lagrange – La Guérilla

Juliette Greco – L’amour A La Papa

Collectors Made In France

Booker T & The MG’s EP

Bien que différent des classiques instrumentaux dans le style des Shadows ou des Ventures, ce titre n’en est pas moins un grand classique du genre pour la période des sixties. C’est un titre idéal pour les démonstrations et les solos, il peut être allongé à volonté. Il en existe des dizaines de versions proches de l’original ou alors travaillé différemment, sans orgue par exemple. Le rythmique servit aussi de base pour d’autres arrangements. Cet édition française est la première publiée pour cette formation qui créa encore d’autres instrumentaux connus. Sans être une rareté exceptionnelle, il faut quand même se donner un peu de peine pour en dénicher une copie.

BOOKER T. & THE M.G.’s – Atlantic  222 010, publié en 1962, meilleure enchère sur Ebay 119 euros

Green Onions

Behave Yourself

Mo’ Onions

I Got A Woman

Documents : La Foire aux ognons

Voici quelques titres qui reprennent ces ognons verts ou qui s’en inspirent.

Les Ventures – Green Onions (1963), c’est ma préférée

John Lee Hooker – Onions, une version vocale (1963)

Roy Buchanan – Green Onions (1977), des membres de la formation originale participent à l’enregistrement, version assez déjantée

Johnny Thunders – Who Needs Grils (1983), version basée sur la rythmique originale

Booker T. and MG’s, live 1967

Visites au musée du Boss

Au cours de mes longues pérégrinations musicales, mon attention a été attirée par des milliers d’artistes. Certains m’ont laissé quelques souvenirs, d’autres pas. Pour les premiers, cela ne se limitait pas à une seule chanson, quelques unes pour les uns à des dizaines pour les autres. En me limitant à quatre chansons, en général mes préférées, je vais vous présenter ce qui pourrait constituer mon musée musical. Je donne la préférence à des artistes qui ne sont pas forcément très connus par les foules. Mon blog se veut aussi didacticiel et essaye de vous faire découvrir les immenses richesses de la musique.

Ces Easybeats venus d’Australie que j’aimais bien…

Friday On My Mind

Made My Bed

Baby I’m Comin’

You Me We Love

Ils existent aussi…

Des artistes et des titres qui n’ont jamais figuré à la une des médias d’un temps ou d’un autre. Et pourtant ils peuvent être intéressants, certains le pensent et j’en fait peut-être partie.

The Countdowns – Sex Maniac

Barons – Come To Me

Les Bel Canto – Les Filles D’Eve

En passant

Dimanche en quelques manches d’été (1)

Deux musiques pour s’éveiller cool

The Shadows – The Lute Number

Michel Legrand – Les Moulins De Mon Coeur

CHANSONS
MONUMENTS

Chansons qui ont un brin d’éternité

Torna A Sorrento (Surrender)

C’est une des plus célèbres chansons napolitaines, chantée en public pour la première fois en 1902. Tout le monde ne le sait pas, mais elle est un hommage à un homme politique italien populaire, Giuseppe Zanardelli (1826 – 1903), un homme plutôt de gauche. Comme il avait passé ses vacances dans la ville de Sorrento près de Naples, la chanson est une sorte d’appel pour qu’il revienne dans les lieux. Elle fut assez rapidement prisée par le public et suscita même l’intérêt des chanteurs d’opéra comme Caruso qui en enregistra une version. Elle traversa aussi l’Atlantique et fut enregistrée en version anglaise. Mais elle devint définitivement célèbre via une adaptation américaine différente enregistrée par Elvis Presley, « Surrender ». Après son immense succès, une des plus grosses ventes de toute sa carrière, d’un autre célèbre air napolitain « O Sole Mio » (It’s Now Or Never), le management pencha pour cette reprise. Le disque fut aussi une grosse vente et succès, toutefois en retrait par rapport à son prédécesseur.

Enrico Caruso en fit en enregistrement dont on a un perdu la date d’enregistrement, probablement entre 1910 et 1920.

Surrender, la reprise d’Elvis Presley, 1960

Rétroviseur

Il y a 40 ans en 1983, vers la fin juin, ces chansons squattaient le hit parade américain ou anglais, et pour certaines envahir la France.

Irene Cara – Flashdance What A Feeling

Naked Eyes – Always Something There To Remind Me

Men At Work – Overkill

David Bowie – Let’s Dance

Lionel Richie – My Love

On les entend jamais

Pour la quasi totalité des artistes, les discographies sont parsemées de titres que l’on n’entend jamais, seules les écoutes privées peuvent quelque peu renverser la tendance. Il y a pourtant des choses plaisantes, intéressantes, voire même géniales. Partons à la découverte des ces spécialités dans un joyeux mélange de style…

Des artistes plus ou moins connus et des titres de leur répertoire plus ou moins oubliés, toutes époques

The Merseys – Rhythm Of Love

Alan Price & Georgie Fame – Rosetta

I Giganti – Summertime

Junco Partners – As Long As I Have You

The Tremors – What Would I Do 

Des trucs originaux

Une chanson dans une langue quelconque, bien sûr une reprise d’un autre artiste anglophone plutôt ou moins connu. Retrouver l’artiste original. Facile pour moi, mais pour vous ? Entre facile et un peu plus difficile.

1) Los Extraños – Sigue Sigue

2) Virve Rosti – Varjossa Vain

3) Renato E Seus Blues Caps – Sou Feliz Dançando Com Você

4) Los 5 Del Este – Nada Todavía

5) Los Catinos – Los Brazos En Cruz

Solutions – 1) Del Shannon / Keep Searchin’ // 2) The Four Tops / Standing In The Shadows Of Love // 3) The Beatles / I’m Happy Just To Dance With You // 4) Blues Magoos / We Ain’t Got Nothin’ Yet // 5) Johnny Hallyday / Les Bras En Croix

Gros Plan Angelo Branduardi

Un monument de la chanson italienne, pas celle de San Remo, mais celle des troubadours et autres errants. Angelo Branduardi est un musicien aux mille facettes auxquelles il ajoute tous les instruments dont il sait jouer. Voilà 50 ans qu’il nous charme avec les chansons qu’il compose, qu’il emprunte au folk, les chantant en italien, en français, en anglais. Le folklore voisine avec la pop, la chanson médiévale, c’est doux, rageur, planant en passant par toutes les nuances. C’est beau comme une promenade dans les Dolomites !

Gli Alberi Sono Alti (1975)

Confessioni Di Un Malandrino (1975)

Alla Fiera Dell’Est (1976)

Ballo In Fa Diesis Minore (1977)

La Bella Dama Senza Pietà (1977)

Funerailles (1978)

Sous Le Tilleul (1978)

Cogli La Prima Mela (1979)

Il Signore Di Baux (1979)

Ce Qui De La Terre S’en Va (1981)

Confession D’un Malandrin, version française, très belles paroles de Etienne Roda-Gil (1981)

Au Bord Du Vide (1983)

Il Ladro (1990)

Il Tempo Di Partire (1990)

Madame (1990)

Cogli La Prima Mela, extraordinaire interprétation en live, 8 minutes de paradis !!! (1996)

Séquence humour

Pierre Perret – Les Baisers

Partis rejoindre les étoiles

Teresa « Nervosa » Taylor (1960 – 2023)

Elle est surtout connue poue avoit tenu épisodiquement la batterie au sein des Butthole Surfers, groupe post-punk qui ne reculait pas devant les outrages. Elle fit aussi un peu de cinéma.

White Dumb Ugly And Poor

Creep In The Cellar