En passant

Dimanche en quelques manches de printemps (3)

Deux musiques pour se mettre en train

Don Cherry – Bamako Lovr

Michel Magne – Geneviève Et Renaud

CHANSONS
MONUMENTS

Chansons qui ont un brin d’éternité

Balla Balla

Cette chanson qui fut créée par le groupe allemand les Rainbows, même s’il en existe peu de versions dont on se souvienne, déferla sur pratiquement toute l’Europe. Sa simplicité au niveau des paroles attira l’attention d’innombrables formations qui la mirent à leur répertoire, quelquefois sur disque et surtout sur scène. Le fameux Chubby Checker s’en empara pour le marché américain, avec des paroles plus fournies, sans toutefois en tirer un grand bénéfice. Il n’y a pas si longtemps de cela, j’ai eu l’occasion de l’entendre via un musicien animateur de soirées. Apparemment, il n’était pas né quand elle est sortie.

The Rainbows – version originale, 1965

La reprise Chubby Checker, 1965

Rétroviseur

Il y a 50 ans en 1973, vers le début du printemps, ces chansons squattaient le hit parade américain ou anglais, et pour certaines envahir la France.

Roberta Flack – Killing Me Softly With His Song

Dawn – Tie A Yellow Ribbon Round the Ole Oak Tree

Stealers Wheel – Stuck In The Middle With You

The Carpenters – Sing

Stevie Wonder – You Are The Sunshine Of My Life

On les entend jamais

Pour la quasi totalité des artistes, les discographies sont parsemées de titres que l’on n’entend jamais, seules les écoutes privées peuvent quelque peu renverser la tendance. Il y a pourtant des choses plaisantes, intéressantes, voire même géniales. Partons à la découverte des ces spécialités dans un joyeux mélange de style…

Des artistes plus ou moins connus et des titres de leur répertoire plus ou moins oubliés, toutes époques

Koko Ateba – Si T’es Mal Dans Ta Peau

The Loot – Baby Come Clooset

Billy Lee Riley & The Little Green Men – Flying Saucers Rock ‘n’ Roll

The Hurricane Strings – The Mexican

Les Alabres – Isabeau S’y Promène

Des trucs originaux

Cinq chansons dont l’origine est bien française et qui furent reprise par des artistes anglophones. Elles ne vous seront sans doute pas inconnues et même existent souvent dans de multiples reprises. Le truc, c’est de trouver quel artiste français l’enregistra en premier. Ce n’est pas tours facile pour certaines, à moins d’être un bon connaisseur de la chanson française.

1) Scott Walker – The Girls And The Dogs

2) Andy Willims – Domino

3) Georgia Gibbs – Under Paris skies

4) Nat King Cole – The Autumn Leaves

5) Bing Crosby – At Kast! At Last!

Solutions – 1) Jacques Brel / Les filles Et Les Chiens // 2) André Claveau / Domino // 3) Jacques Hélian / Sous Le Ciel De Paris // 4) Cora Vaucaire / Les Feuilles Mortes (Ce fut Yves Montand qui l’interpréta en premier dans dans le film Les Portes de la nuit en 1946, mais ce fut Cora Vaucaine qui l’enregistra pour la première fois en 1948). // 5) Charles Trenet / L’âme Des Poètes.

Gros Plan

Pour ce thème, j’ai choisi un artiste que je connais avec qui je partage quelques souvenirs communs. En plus de 60 ans de carrière, il a joué dans de multiples formations comme chanteur, guitariste, ou bassiste. Il a accompagné sur scène David Essex, Screamin’ Lord Sutch, Ian Gomm et participé a de multiples sessions pour divers artistes tout au long de sa carrière. C’est un de ces musiciens qui peut jouer n’importe quoi avec n’importe qui. On dit de lui qu’il est monté plus de fois sur scène qu’il n’a mangé de repas chauds. C’est un Irlanadais plein d’humour et il s’appelle Rod Demick. Voici un aperçu des formations dans lesquelles il a joué.

The Wheels – Bad Little Woman

Rod Demick & Herbie Armstrong – Waiting For The Train

Strawbs – Lay Down

Meal Ticket – This Could Be The Town

Bees Make Honey – Caldonia, ici c’est lui qui chante

The Yardbirds – Heavy Weather

Séquence humour


Jacques Bodoin – Dessins Animés

Partis rejoindre les étoiles

William Souffreau (1946 – 2023)

Guitariste, vocaliste, compositeur fit partie du groupe belge Irish Coffee au tournant des seventies

The Show

Carry On


En passant

Inventaire musical à la Prévert (136)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

Les Ventures, groupe américain originaire de Tacoma, forment une notable exception dans le monde de la musique. Ils furent certainement un des plus grands groupes de rock instrumental du monde, on ne voit pas trop qui pourrait leur contester le titre, tant au point de vue qualité que quantité. Sur la base d’un premier succès en 1960. ils réussirent à tenir une réputation et une popularité quasiment intacte durant plus de 50 ans. Ce sont des musiciens et techniciens dans le sens propre du terme, les trois guitaristes sont parfaitement interchangeables et peuvent tenir un rôle ou l’autre, bassiste, rythmique, basse. En plus, ils sont compositeurs et arrangeurs, plus de 400 titres parsemés sur environ 250 albums. Avec eux, il semble qu’enregistrer un album est une formalité, on enregistre un album la matin et l’après-midi on va se baigner. La recette de base est de reprendre les succès du hit parade, d’en faire une version instrumentale, accompagnée de quelques originaux. Même s’il s’agit de reprises, ils glissent toujours un grain de sel personnel. Toujours très au fait de l’évolution technique, ils la glissent dans les albums et de ce fait ils ont toujours un son d’actualité. Par exemple, on leur attribue le premier enregistrement, datant de 1962, qui contient de la fuzz guitar, une manière de faire alors un peu révolutionnaire.
Pour illustrer le propos, j’ai choisi un album datant de 1964. Il illustre très bien la démarche et il montre que les Ventures sont en 1964, loin d’être en retard et même un peu en avance L’album fut une assez grosse vente, car il contient une nouvelle version de leur hit de 1960 « Walk Don’t Run » qui se classa dans le top ten US. Si la version originale est un rock, ici il est repris à la mode surf qui déferle aux USA avec les Beach Boys entre autres. C’est presque un titre complètement différent, on peut parler de nouvelle version car c’est réellement le cas. Parmi les originaux, notons la présence de titres qui deviendront populaires par la suite surtout « The Creeper » et « Pedal Pusher ». D’autres titres montrent que la fuzz guitar n’a plus de secrets pour eux. Au niveau des reprises, vous reconnaîtrez le hit des Animals, ainsi que quelques hits venus d’ailleurs. Un peu plus subtil, sous le titre « Rap City » se cache un arrangement de la « Danse Hongroise no 5 » de Brahms. Comparez avec d’autres albums d’époque et vous verrez que cela n’a rien de ridicule dans la recherche sonore. Le groupe existent encore, mais tous les membres de la grande épopée sont décédés. Seul lien véritable et familial, le batteur Leon Taylor est le successeur de son père Mel Taylor, décédé en 1996.
Quelques anecdotes sur les Ventures. C’est sans doute le seul groupe au monde qui a eu un authentique général de l’armée US dans ses rangs. A l’origine en 1958, le batteur George Babbitt. fut un membre fondateur. Il quitta le groupe et s’engagea dans l’armée où il finit en général quatre étoiles dans l’US Air Force. Occasionnellement pour la rigolade, il revint jouer de la batterie dans les shows. Nookie Edwards, bassiste puis soliste, est un descendant indien Cherokee. Privilège des grands, les Ventures jouaient sur les propre marque du guitares, une appellation lancée par la marque Moscrite. S’ils sont connus dans le monde entier, au Japon ce sont presque des divinités. Dans ce pays, il existe d’innombrables formations qui reprennent le répertoire des Ventures. Même s’il s’agit de reprises faites par eux, on leur en attribue la création. Ainsi le fameux « Wipe Out » des Surfaris est pour les Japonais une création des Ventures.

Artiste : The Ventures
Titre : Walk Don’t Run vol 2
Genre : roch instrumental
Label : Dolton
No Catalogue : BST-8031

Année : 1964
Pays : USA
Meilleure enchère sur Ebay : 100 euros, version stéréo
Note : Existe aussi en pressage mono.

The House Of The Rising Sun

Peach Fuzz

Rap City

Blue Star

Walk, Don’t Run ’64

Night Walk

One Mint Julep

One Mint Julep

The Creeper

Stranger On The Shore

Interlude Ventures

Live Japan 1966

Caravan, avec des images du groupe se promenant à Tokyo

Live Japan 1966

The Cruel Sea, cette reprise des Dakotas de Billy J. Kramer figurait en face B du single « Walk Don’t Run’ 64 », ce qui popularisa le titre aux USA. Ce n’est pas perceptible sur Youtube, mais la version studio sur vinyle offre une particularité. Dans certains passages, le batteur frappant sur ses cymbales, reproduit le son de la mer quand les vagues déferlent sur le rivage, ce bruit de « psshitt » si caractéristique. Encore une fois, cela montre la supériorité de la restitution du son par la vinyle.

Live 1981

Penetration, le titre lancé par les Pyramids

Japon

Diamond Head, au Japon depuis très jeune on adore les Ventures

Collectors Made In France

Les productions de Phil Spector furent assez mal diffusées en France, on se contenta principalement des succès, la plupart présentés dans des pochettes peu attrayantes et pas toujours très solides, résistant mal à l’épreuve du temps. Darlene Love tomba sous la houlette du fameux Phil Spector alors qu’il venait de fonder son propre label Philles. Toujous assez fantasque, il hésita où la caser. Un temps il pensa l’adjoindre comme soliste des Crystals, ce qu’il fit pour leur premier hit « He’s A Rebel ». En réalité, les vraies Crystals ne sont pas présentes, c’est en quelque sorte un disque solo de Darlene Love, mais crédité au groupe. Elle fit aussi partie du trio Bob B. Soxx & the Blue Jeans. Spector décida ensuite de la lancer en solo. Elle connut le succès, mais bien moindre par rapport aux autres artistes maison, les vraies Crystals pour la suite avec « Do Doo Ron Ron » ou « Then He Kissed Me », ou encore les Ronettes pour « Be My Baby ». Malgré tout, quand on a travaillé avec un producteur comme Spector, il en reste toujours quelque chose. Cela lui permit de traverser assez allégrement les années suivantes jusqu’à aujourd’hui où elle reste très populaire. Ce seul EP français de Darlene Love présente deux titres qui avaient déjà figuré sur un EP précédent, celui des Crystals avec « Do Doo Ron Ron » (London 10.148). Mais peu importe le charme est bien là.

Darlene Love – London RE 10.150, publié en 1963, meilleure enchère sur Ebay 267 euros

Wait Til’ My Bobby Gets Home

Take It From Me

(Today I Met) The Boy I’m Gonna Marry 

Playin’ For Keeps

Documents

Darlene Love en 2022, elle a plus de 80 ans

Medley Spector

Christmas, avec Bryan Adams

Visites au musée du Boss

Au cours de mes longues pérégrinations musicales, mon attention a été attirée par des milliers d’artistes. Certains m’ont laissé quelques souvenirs, d’autres pas. Pour les premiers, cela ne se limitait pas à une seule chanson, quelques unes pour les uns à des dizaines pour les autres. En me limitant à quatre chansons, en général mes préférées, je vais vous présenter ce qui pourrait constituer mon musée musical. Je donne la préférence à des artistes qui ne sont pas forcément très connus par les foules. Mon blog se veut aussi didacticiel et essaye de vous faire découvrir les immenses richesses de la musique.

The Knickerbockers, que de souvenirs…

Lies

The Coming Generation

I Can Do It Better

One Track Mind

Ils existent aussi…

Des artistes et des titres qui n’ont jamais à la une des médias d’un temps ou d’un autre. Et pourtant ils peuvent être intéressants, certains le pensent et j’en fait peut-être partie.

The Specters – Depression

The Spectres (pre Status Quo) – I (Who Have Nothing) 

Frederic & The Rangers – I`m On The Outside