En passant

Inventaire musical à la Prévert (123)

Disques pour aventuriers

Des curiosités musicales, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

Artiste :Gérad Manset
Titre : La Mort D’Orion
Genre : pop progressive, avant-garde
Label : Pathé – Zenon
No Catalogue :  2 C 064-15628
Année : 1970
Pays : France
Meilleure enchère sur Ebay : 30 euros
Note : Anne Vanderlove participe à l’album au chant et aux choeurs ; Giani Esposito est le récitant. L’album est présenté avec un livret de 12 pages.

Un des rares albums que l’on pourrait considérer comme indispensable dans une discothèque consacrée à la pop française, même s’il n’est pas d’un premier abord facile. Pas mal d’artistes français ont eu la prétention de faire de pop à la française, mais bien peu l’ont fait avec l’élégance et le génie créatif de Manset. Sur un plan personnel, je suis un peu en musique comme au cinéma, je n’aime pas deviner par avance la scène suivante. Quand on se lance à l’écoute de cet album, eh bien on va de surprise en surprise, les ambiances changent, et on n’avait rien vu venir et c’est musicalement au top. Le titre qui donne son nom à l’album et qui occupe toute une face (avec quelques réminiscences de la première dans la seconde) est une sorte de poésie un peu science fiction au niveau des paroles, mais il suffit de se laisser emporter, le voyage est là. Anne Vanderlove avec qui j’avais eu un long entretien m’avait parue assez flattée d’apparaître vocalement dans cet album qui échappe totalement à son répertoire habituel plutôt folk. Une oeuvre qu’il faut déguster comme un plat que l’on a jamais mangé mais dont le fumet est attirant.

La Mort d’Orion

Vivent Les Hommes / Enchaînement / Ils

Paradis Terrestre

Elegie Funèbre

Documents

La Toile De Maître

Animal On Est Mal

Je Suis Dieu

Une publication française qui doit sans doute un peu sa réputation au fait que le titre « Farmer John » fut inséré dans la fameuse compilation « Nuggets » publiée en 1972 et qui avait pour démarche de regrouper des titres sixties flirtant avec le psychédélique. Pour ce cas c’est presque un anachronisme, car en fait cela n’a rien de très psychédélique, tout au plus un style garage inspiré des Kingsmen qui en furent un peu les initiateurs. La chanson est surtout plus connue via la version des Serachers en 1963, chanson qu’ils empruntèrent eux-mêmes à Don et Dewey, un duo noir américain qui le composa. Les Premiers sont des Californiens, un de ces groupes formés par de jeunes enthousiastes pour la musique comme il en existait tant à cette époque. Ils eurent la chance de pouvoir accéder à un certain succès en publiant ce fameux disque en 1964 qui se hissa même dans le top 20 américain. Par une fantaisie de la maison de disque, il fut publié comme étant enregistré en live, mais c’est bel et bien du studio. Un album sortit selon le même principe avec les mêmes artifices. Cette unique publication française reste quand même un agréable collector

The Premiers – Warner Bros WEP 1437, publié en 1964, meilleure enchère sur Ebay 278 euros

Farmer John

Anymore

Cross My Heart

Feel Like Dancing

Documents

Farmer John, le groupedans une réincarnation vers 2010

Farmer John, la version originale par Don et Dewey en 1969

LES DISQUES QUI N’EXISTENT PAS

Rêvons un peu. Les amateurs de vinyles sont par défaut des insatisfaits. Quand vous écoutez un album, je suis sûr qu’il vous paraît imparfait, il y a pratiquement toujours deux ou trois titres qui vous plaisent moins que les autres ou seulement deux qui vous plaisent. Le phénomène va se répéter si vous avez plusieurs albums d’une même artiste, vous adorez deux titres du premier, trois du second, un du troisième etc… cela peut aussi entrer en ligne de compte pour des 45 tours EP avec quatre titres. Quel est pour vous le disque parfait qu’il contienne quatre ou douze titres ? C’est ce que j’ai imaginé pour moi, je suis heureusement le personne qui connaît le mieux mes goûts. Alors voici des publications qui n’existent que dans mon imagination. Et comme j’aime le graphisme la pochette est également sortie d’un songe…

Du romantisme, de belles voix, de beaux arrangements…

My Ship Is Coming In

Another Tear Falls

In My Room

Walking In The Rain

Documents

LesWalker Brothers dans des chansons qui ne font pas partie de leur légende.

I Got Good de James Brown

Land Of 1000 Dances de Chris Kenner

En passant

Dimanche en quelques manches d’hiver (2)

Deux musiques pour se réveiller en folk

Les Cailloux – En Montant La Rivière

Les Guitares Sèches – Le Pénitencier

CHANSONS
MONUMENTS

Chansons qui ont un brin d’éternité

Katy Cruel

Chanson traditionnelle américaine née probablement pendant la guerre de sécession, mais ayant une origine écossaise. La chanson fait partie du répertoire de nombreux chanteurs de folk en concert. Peggy Seeger chanteuse britannique engagée politiquement, la rendit définitivement populaire. Elle est la mère de Kristy MacColl et la femme de Ewan MacColl dont la chanson « Dirty Old Town » rendit les Pogues célèbres.

Peggy Seeger – Katy Cruel (1954)

L’adaptation française de Marie Laforêt en 1966 qui fut un succès pour elle. Elle en enregistra aussi une version en amgalis, de même que Joe Dassin.

Rétroviseur

Il y a 63 ans en 1960 début janvier, ces chansons squattaient le hit parade américain ou anglais, et pour certaines envahir la France.

Frankie Avalon – Why

Marty Robbins – El Paso

Freddie Cannon – Way Down Yonder In New Orleans

Willy Alberti ‎– Marina (la version originale de l’Italien Rocco Granata ne se classa que 33ème, celle-ci fut no 3, le chanteur est Hollandais)

Steve Lawrence – Pretty Blue Eyes

On les entend jamais

Pour la quasi totalité des artistes, les discographies sont parsemées de titres que l’on n’entend jamais, seules les écoutes privées peuvent quelque peu renverser la tendance. Il y a pourtant des choses plaisantes, intéressantes, voire même géniales. Partons à la découverte des ces spécialités dans un joyeux mélange de style…

Ray Sharpe – Linda Lu

Rumplestiltskin – Can’t You Feel It

The Turbines – Rules of the Road

Ella Fitzgerald – Sunshine Of Your Love

The Astronauts – Diddy Wah Diddy

Des trucs originaux

Tous les titres suivants sont des versions originales, mais elles furent de bien plus grands succès pour des artistes qui les mirent ensuite dans leur répertoire, même qu’on oublie parfois que ce ne sont pas eux qui les ont créés. A vous de retrouver l’artiste qui en a fait la reprise à succès. Je parle bien entendu des version anglaise, pas des adaptations françaises. C’est assez facile pour quelqu’un qui connait la musique des sixties.

1) Bobby Charles- See You Later Alligator

2) Big Mama Thornton – Hound Dog

3) Don Gibson – I Can’t Stop Loving You

4) Irma Thomas – Time Is On My Side

5) Sam Cooke – Bring It On Home To Me

Solutions – 1) Billy Haley & The Comets / Même titre // 2) Elvis Presley / Même titre // 3) Ray Charles / Même titre // 4) Les Rolling Stones / Même titre // 5) Les Animals / Même titre.

Repêchages en vrac

Des aristes francophones dans des chansons peu connues

Hervé Christiani – Dans Les Etoiles Noires

René Joly – A Travers Elle

Jupiter Sunset – Highway Man

Time Machine – Turn Back Time

Wallace Collection – Serenade

Séquence humour

Les Frères Jacques – Les Fesses

Partis rejoindre les étoiles


Ian Tyson (1933 –2023 )

Chanteur canadien moitié du duo Ian & Sylvia, une de ses plus célèbre compositions:

Four Strong Winds

Casey Jones (1936 – 2023)

Chanteur anglais. Avec son groupe les Governors, il immigra en Allemagne et connut un grand succès en Allemagne. Au moment de partir pour l’Allemagne, Eric Clapton qui faisait partie du groupe décida de rester en Angleterre et de rejoindre les Yardbirds.

Don’t Ha Ha

Anita Pointer (1948- 2023)

Membre fondatrice des Pointer Sisters

Fire

King Size Taylor (1939 – 2023)

Avec son groupe les Dominos, il fut une de ces formations anglaises qui hanta les nuits de Hambourg. Mais l’histoire retiendra surtout que c’est lui qui laissa traîner un magnétophone ouvert lorsque les Beatles se produisaient sur la scène du Star-Club de Hambourg. Une quinzaine d’années plus tard, ces bandes furent publiés non sans quelques grincements de dents de la part des intéressés.

I’m Late