Nylon paparazzi (14)

Laquelle porte encore des bas ou déjà des collants?

Nous avons vu dans le précédent article de la même rubrique quelques indications de ce qui se faisait en matière de prix à travers des publicités d’époque parues dans les journaux à grande diffusion. Aujourd’hui nous allons faire le même exercice en nous concentrant sur une année précise, 1965. Si j’ai choisi cette année là, c’est qu’elle marque un tournant dans la mode, la mini-jupe devient un phénomène de société. Pour nous amateurs de belles jambes avec des bas, c’est le commencement du chant du cygne, le collant qui n’est pas une invention nouvelle et qui existe depuis longtemps, va se substituer aux bas. Pour que la mini-jupe devienne une parure courante, il s’en faut encore d’un bout, une année ou deux. La mode vient bien évidemment d’Angleterre, Carnaby Street n’est qu’une petite rue de Londres, mais elle est alors plus célèbre que les Champs-Elysées ou la Tour Eiffel. Le phénomène sera d’abord limité aux seules Anglaises qui osent aborder la vie quotidienne en exposant ce qui était encore pudique de ne pas montrer. La révolution sera d’autant plus acceptée car il ne faut pas oublier que l’on porte encore des uniformes dans les écoles anglaises. En France, le phénomène de la jupe courte suit avec un écart de quelques mois, notamment popularisé par Courrèges dont on attribue quelquefois à tort la paternité. Si toutes les jeunes filles de France n’exhibent pas de suite une mini-jupe, c’est encore une fois la faute aux parents si l’on peut dire. Ils ne voient pas tous d’un bon oeil cette petite démonstration jugée impudique. C’est d’abord dans les villes qu’elle s’épanouit, on s’expose plus aux commentaires dans les campagnes où tout le monde connaît tout le monde. Ce n’est vraiment qu’à la fin des années 60 que les dernières barrières sont franchies. A chaque mini-jupe son collant, c’est ainsi que l’on peut résumer la chose. Je me souviens très bien qu’au début 1969, quelques unes de mes copines d’école portaient encore des bas, avec une jupe à la sage longueur.

Comme nous allons le voir dans les illustrations, les publicités de 1965 ne parlent que de bas, jamais de collants. Bien que le bas à couture existe toujours, même encore porté fréquemment, il n’est pas mentionné dans les pubs. Les premiers articles parlant de la mini-jupe sont eux de 1966, je ne trouve aucune allusion avant, silence radio.

Vers Noël 1965

Ci-dessous un article généraliste qui parle de bas. On notera un point intéressant, l’industrie qui sent le vent venir, propose des articles nettement plus fantaisistes que le traditionnel bas couleur chair plus ou moins foncé, ou noirs pour les deuils presque une obligation. On peut clique sur les photos pour les agrandir.

Ci-dessous, remarquez les motifs du bas. Pour la petite histoire, j’ai acheté presque une vingtaine d’années après des bas quasiment identiques, quand ils commençaient à s’afficher à nouveau dans les ayons des grands magasins. Et ceci pour un prix pratiquement inchangé.

La publicité pour les bas n’exclut pas un certain humour.

Et voici les mini-jupes…

Saviez-vous que les mini-jupes représentaient un grand danger? Françoise Hardy n’a pas l’air de cet avis…

La bon temps déjà!

Nylon paparazzi (13)

Pour comprendre l’histoire, on peut se référer aux livres, c’est une bonne méthode. Consulter les journaux d’une époque est encore plus riche d’enseignements. Si Max Gallo vous affirme que le prix d’un café au bistrot en 1900 était de 1 franc, vous serez bien obligé de le croire. Dans son cas, je crois qu’il s’agit d’un explorateur de l’histoire auquel on peut faire confiance. Mais ce n’est pas toujours le cas, il peut y avoir de la part d’un historien un manque de rigueur. En consultant les journaux, on peut tirer des renseignements précis, mais ils ne sont qu’une parcelle de l’histoire ou des événements qui se produisent à un moment donné. Si le prix du kilo de café dans une publicité est affiché à la vente à 10 frs, on est sûr de son fait. Il se vendait bien à ce prix là. Contrairement à l’historien, ce prix ne vous dira pas que juste à ce moment là, le café était une denrée rare suite à une récolte désastreuse. L’historien, lui, pourra vous l’expliquer et le souligner. Le journal a ceci de plaisant que vous vous plongez dans une journée du monde en lisant ce qui s’est produit la veille ou juste avant. On y tâte une ambiance, le reflet d’un époque. C’est très intéressant de voir comme le monde était vu des dizaine d’années en arrière. On se plaint toujours que la vie est chère, mais en y regardant de plus près, on constate que ce n’est pas toujours vrai. Savez-vous par exemple, qu’une boite d’ananas coûte aujourd’hui environ la moitié du prix qu’elle coûtait en 1920. Non seulement elle coûte moins, mais on gagne dix fois plus en salaire moyen aujourd’hui. Quand j’étais jeune, là ou j’habite, une voiture de petite cylindrée s’achetait avec le salaire d’une année, maintenant on peut se l’offrir avec deux ou trois mois de salaire. Une télévision en couleurs, c’est dix fois moins cher qu’il y a un peu plus de 40 ans. Alors vous voyez, tout n’est pas si cher que cela.

Ce petit laïus était juste pour vous inviter à une petite exploration à travers quelques publicités concernant une chose qui nous intéresse vachement plus, la lingerie. Je suis remonté aussi loin  que possible dans l’exploration d’annonces concernant le sujet. J’ai seulement sélectionné celles qui nous montraient au moins une illustration. Première constatation, elles sont très rares avant la première guerre mondiale, quasiment inexistantes avec images. Quand elles apparaissent ce sont des dessins, jamais de photos. Pour les photos, il fallait aller dans des trucs beaucoup plus coquins. Elles ont malgré tout la saveur de jadis, je crois que bien des messieurs s’attardaient en rêvant sur ces atours qui ne s’exposaient à leur vue que d’une manière abstraite. Dans une première série nous allons nous attarder sur 1921, c’est là que j’en ai trouvé. Pour comparaison, sachez qu’une chambre avec pension se négociait aux environs de 150 francs le mois dans les annonces de ce même journal. Vous comprendrez assez vite que se faire belle, n’était pas forcément à la portée de toutes les bourses, sans jeu de mots. Votre porte-jarretelles aujourd’hui, mesdames, pour un article début de gamme, ne vous coûtera pas bien plus cher qu’une pizza! Les photos sont cliquables pour mieux voir les détails.

Sautons une quarantaine d’années, cette année là un repas standard au restaurant coûtait environ 3 francs. On voit tout de suite une différence dans la présentation, c’est un peu plus suggestif. On est pas encore dans la photo érotique de boulevard, mais on commence à montrer des visages et la présentation se veut plus femme libérée. Eh oui, on est obligé de porter des bas. Il n’y a rien d’autre à se mettre sur la jambe, mais on peut le faire avec un minimum de fantaisie ou de confort. En dessous, deux chroniques avec des conseils adressés directement aux dames.  Un chat est un chat et une jarretelle, une jarretelle. Quelle époque bénie!!!

Le Boss et ses petites coquineries

J’ai toujours dit que l’une de mes plus belles sensations était d’être avec une femme qui porte des bas et d’être le seul à le savoir. Une de mes autres fantaisies est de deviner qu’une femme porte des bas, alors que ce n’est pas marqué sur son visage. Cela peut dépendre avec qui l’on est et en avoir une certitude sans en avoir la confirmation visuelle. Il y a quelques dames que j’ai renco0ntrées et sans même leur poser la question, je savais qu’elles portaient des bas, merci à elles. Et puis, il y a le spectacle du hasard qui peut se manifester n’importe quand. Une dame qui passe dans la rue, qui porte robe ou jupe, et même parfois pantalon cela m’est arrivé, pour autant qu’un semblant de nylon recouvre ses jambes et c’est l’éternelle question qui revient, bas ou collants? Je sais que la plupart des mâles pratiquent ce jeu, pour autant que la chose les intéresse. Ouais, j’imagine qu’ils sont peu nombreux à ne pas le faire, et certainement encore moins chez mes visiteurs. Ils se mettent même en couple pour le faire, monsieur regarde de son côté et madame du sien.  C’est un peu à celui qui dénichera le bon plan en premier. Le spectacle quand il devient certitude peut se manifester de plusieurs manières, une bosse sous une jupe, parfois les lignes visibles d’un porte-jarretelles, une lisière de bas, un véritable bas à couture qui ne trompe pas un spécialiste sur sa manière d’être tenu, madame qui réajuste une jarretelle un peu imprudemment ou volontairement et j’en passe. A chacun son truc.

Alors j’ai sélectionné une série de photos qui peuvent approcher ces visions dans un peu tous les cas de figure. Il y en a des visiblement posées, d’autres qui le sont sans doute moins, voire même involontaires, le flash d’un appareil joue parfois les coquins. J’ai volontairement enlevé tout ce qui ne concernait pas directement le sujet, les visages, le décor. C’est juste le résultat d’une chasse sur la Toile, résultat du même hasard que celui que l’on croise dans la rue.

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La petite encyclopédie sur l’art de porter des bas

Le Boss vous présente sa dernière publication 

Le bas nylon s’éclate en bulles colorées dans les désirs des hommes, qui n’ont jamais eu la chance de l’admirer de près, encore moins de le toucher. Ce livre qui se veut une petite encyclopédie didactique sur le bas nylon, aborde tous ses aspects, son histoire, ses accessoires, et la façon de l’apprivoiser ou l’admirer par ceux qui n’ont connu que les collants. Il rafraîchira aussi la mémoire de celles qui le portent de temps en temps, en leur rappelant les choses essentielles pour faire de lui un instrument de séduction incontournable et surtout confortable. C’est un livre à offrir à la dame de ses rêves, où de manière plus indirecte, à laisser traîner négligemment sur la table du salon. Nul doute qu’elle le lira et, qui sait, lui donnera des idées.

Illustré par de nombreuses photos dont certaines inédites.

avec

les modèles

Miss Nylon

Miss Eva

Miss Legs

Sandrine Raimbaut

Axelle

les photographes

Claude Vittiglio

Stéphane Perruchon

JFH Photographe

Alban Lavigne

X

et la participation de 

Cervin

SodibasParis

Secrets In Lace

en vente exclusive sur

Cervin fait peau neuve sous un voile de nylon

Ca bouge chez Cervin. Les gambettes c’est fait pour bouger me direz-vous. Oui bien sûr, surtout si elles paradent revêtues de leurs fameux bas, elles ne demandent que cela. Le dire c’est bien, mais le voir c’est encore mieux. Pour cela, la grande prêtresse Sandrine Rimbaud, vous invite sur son nouveau blog, ainsi que sur la boutique officielle en ligne new look. Penser d’y aller c’est bien, mais le faire c’est encore mieux.

C’est ici pour le charme

C’est ici pour les bonnes affaires… et pas ailleurs!


Cervin en ligne

On peut espérer que dans un futur que les savants sont en train de nous concocter, on pourra par le même moyen qui vous a amenés ici, envoyer des objets à distance. On en est pas encore là, mais un demi-pas vient d’être franchi. Ah que (comme dirait une certaine idole), j’entends ces dames de nos belle campagnes se lamenter, celles qui veulent faire de l’élégance une manière de vivre, nouvelle pour certaines, adoptée pour les autres. Eh oui, on peut bouder la ville est ses tentations et quand même avoir envie de se faire belle. Trouver des bas est parfois un parcours de combattante, bien qu’il n’y faille voir ici aucun engagement militaire, ou alors une guerre en dentelles, ce qui est beaucoup plus pacifique. Hélas, je ne vais pas vous dire que l’on va trouver des bas dans nos boutiques campagnardes entre le potage en sachet et les poires du verger local. Non, mais moyennant une connexion Internet et quelques clics le symbole d’élégance arrivera chez vous avec le sourire du facteur. De même , amis citadins, si les courses sont trop harassantes pour vous, que vous ne savez pas où, pas le temps, il pleut, il fait beau, ta mère vient dîner, grève des transports et que sais-je. Vous n’avez plus aucune excuse…
La maison Cervin, réputée pour son élégance et son savoir faire vient à vous. Mesdames, et vous aussi Messieurs les cadeaux cela existe, Cervin vous offre sa gamme de produits dorénavant d’une manière simple et conviviale. Oui, Cervin inaugure sa boutique en ligne.
Plus de tracas , bas, collants, lingerie, ne sont plus qu’à un petit clic de vos désirs les plus sensuels
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Un clic sur la photo et les portes du paradis s’ouvrent