En passant

Inventaire musical à la Prévert (133)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

Je n’en fais pas un mystère, pour moi les Byrds sont l’un des plus grands groupes des sixties né aux USA. Ils inventèrent et surtout popularisèrent le folk version électrique et eurent une énorme influence pour la suite. Le premier influencé fut Bob Dylan qui électrifia sa machine en écoutant ce qu’ils firent avec sa chanson « Mr Tambourine Man ». On retrouve aussi des traces dans des groupes comme Buffalo Springfield ou Crosby Stills Nash, dans lesquels on retrouve un authentique Byrd de la première heure David Crosby, avec un ancien Buffalo Springfield, Stephen Stills. Je ne cite que deux cas visibles, mais les spécialistes noteront ici et là quelque chose inspiré par les Byrds, et plus spécialement le jeu du guitare très personnel de Roger McGuinn. Ils ont aussi la particularité parmi ces artistes qui n’ont pas besoin de titres en tête du hit parade pour avoir un noyau de fidèles qui les suit régulièrement. La douzaine d’albums qu’ils enregistrèrent confirma à chaque nouvelle publication l’excellence et l’originalité de leur démarche, sans crainte d’évoluer et de mélanger les styles. Cet album est leur quatrième, il aborde le psychédélique, mais reste aussi un peu ancré dans lr style folk du début. Beaucoup de gens aujourd’hui qualifieraient cela de musique pop. Il ne reste plus grand monde de vivant parmi les musiciens qui l’ont pondu, seuls Roger McGuinn et Chris Hillman sont encore de ce monde, mais les autres sont encore bien vivants malgré tout. A propos de Roger McGuinn toujours actif et apparemment increvable, il participa dans les années 1990 à la réédition en CD’s des albums du groupe. Pour une fois, une maison de disques a fait du travail intelligent. En plus de compléter avec des versions alternatives et des titres qui ne figuraient pas en album, de les vendre en smile price avec un son original préservé, McGuinn, dans un livret épais, commente l’histoire des enregistrements avec des anecdotes et le pourquoi de comment. Ils figurent dans la série Columbia Legacy, un régal !

Artiste : The Byrds
Titre : Younger Than Yesterday
Genre : pop, folk, psychédélique
Label : Columbia
No Catalogue :  CL 2642 (mono); CS 9442 /stéréo)
Année : 1967
Pays : USA
Meilleure enchère sur Ebay : 311 euros édition anglaise stéréo; 212 euros version US mono; 207 euros version US stéréo scellée
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So You Want To Be A Rock ‘N’ Roll Star

Have You Seen Her Face

C.T.A.-102

Renaissance Fair

Time Between

Everybody’s Been Burned 

Thoughts and Words

Mind Gardens

My Back Pages

The Girl With No Name

Why

Interlude Byrds

Bonus CD

Lady Friend

Bonus CD

Old John Robertson

Collectors Made In France

Aussi bizarre que cela puisse paraître, un des rares et premiers disques de rock and roll édité en France fut un disque de Roy Orbison. Il est entré dans l’histoire plutôt comme chanteur de ballades, mais à ses débuts il fut un chanteur de rock and roll. Il est même un des rares chanteurs à pouvoir faire vocalement un peu n’importe quoi, pris dans le bon sens du terme. Sa première maison de disques fut le fameux label Sun de Memphis, dans lequel Elvis Presley fit ses débuts. Son avènement et son passage chez RCA en 1956 attira sans doute l’attention du monde sur ce label qui avait une réputation surtout locale. Cela permit à des futures stars comme Johnny Cash ou Jerry Lee Lewis de lancer leur machine. Comme plus tard pour les Beatles, tout ce qui pouvait avoir un lien avec le King était le bienvenu et Sun records n’était pas le plus mal placé. C’est sans doute ce qui valut à Roy Orbison de voir ses enregistrements publiés en Angleterre, mais plus bizarrement en France en 1957, alors que ce pays était encore assez réfractaire à cette musique. Il présente quatre titres issus de son répertoire Sun. La pochette dessinée n’est pas sans rappeler un certain Lucky Luke. Il sera réédité en 1965 et 2015.

Roy Orbison – London 465.253RE-S 1089, publié en 1957, meilleure enchère sur Ebay 511 euros

You’re My Baby

Rockhouse

Ooby Dooby

Go Go Go

Documents

En 1988, peu avant son décès , Roy Orbison donne un concert télévisé accompagné par une multitude stars dont Bruce Springsteen, Elvis Costello, Tom Waits.

Ooby Dooby

Mean Woman Blues

Visites au musée du Boss

Au cours de mes longues pérégrinations musicales, mon attention a été attirée par des milliers d’artistes. Certains m’ont laissé quelques souvenirs, d’autres pas. Pour les premiers, cela ne se limitait pas à une seule chanson, quelques unes pour les uns à des dizaines pour les autres. En me limitant à quatre chansons, en général mes préférées, je vais vous présenter ce qui pourrait constituer mon musée musical. Je donne la préférence à des artistes qui ne sont pas forcément très connus par les foules. Mon blog se veut aussi didacticiel et essaye de vous faire découvrir les immenses richesses de la musique.

Un peu les pères du punk…

Surfin’ Bird

Henrietta

The Sleeper

On The Move

Découvertes récentes

Tout ce qui se fait dans la musique actuelle n’est pas inintéressant. Par hasard ou en faisant des recherches, je déniche des trucs qui me plaisent. Alors je les soumets à votre appréciation. J’entends par actuel ce qui est relativemennt récent sans être toujours de la dernière actualité.

Michael Patrick Kelly – Wonders

Cédric Baravaglio – Dragons

Renaud Garcia-Fons – Sylvains D’orient

En passant

Dimanche en quelques manches d’hiver (11)

Deux musiques pour se mettre en slow

Wallace Collection – Rêverie

Esther Galil – Le Jour Se Leve

CHANSONS
MONUMENTS

Chansons qui ont un brin d’éternité

Peter Gunn

C’est un des premiers exemples de musique composée pour unE série tv qui devient pratiquement immortelle. Comme le titre y fait penser, c’est comme indicatif pour la série qu’elle fut composée par Henry Mancini, qui deviendra un habitué du genre. On lui doit aussi l’encore plus célèbre Panthère Rose, mais cette fois pour un film. C’est surtout la reprise de Duane Eddy qui en fit un succès sur disque, elle est plus rock, plus sobre musicalement, que la version du créateur. La série tv ne sera diffusée en France que bien plus tard.

Version originale, Henry Mancini, 1958

La reprise de Duane Eddy, 1959

Rétroviseur

Il y a 53 ans en 1970 vers la mi-mars, ces chansons squattaient le hit parade américain ou anglais, et pour certaines envahir la France.

Beatles – Let It Be

The Hollies – He Ain’t Heavy, He’s My Brother

Instant Karma – Lennon/Ono with The Plastic Ono Band

Tee-Set – Ma Belle Amie

The Jaggerz – The Rapper

On les entend jamais

Pour la quasi totalité des artistes, les discographies sont parsemées de titres que l’on n’entend jamais, seules les écoutes privées peuvent quelque peu renverser la tendance. Il y a pourtant des choses plaisantes, intéressantes, voire même géniales. Partons à la découverte des ces spécialités dans un joyeux mélange de style…

Ce qui se faisait en Angleterre à côté des Beatles en 1963 – 1964

The Eagles – Write Me A Letter

The Breakaways – He Doesn’t Love Me

The Chants – I Could Write A Book

Vince Eager – Any Time Is The Right Time

The Sheffields – It Must Be Love

Des trucs originaux

Un jeu assez facile cette-fois, à condition d’être un connaisseur de blues. Voici cinq reprises de standard du blues très connus, dans des versions que j’estime réussies. Il faut trouver le créateur de la version originale. Il s’agit d’artistes célèbres dans ce style, des références. On peut préciser que ces créateurs sont tous des Noirs.

1) The Primitives – Help Me

2) The Mojos – I’ve Got My Mojo Working

3) Long John Baldry – Everyday I Have The Blues

4) C.C.S – Boom Boom

5) Vince Taylor – My Mame

Solutions – 1) Sonny Boy Williamson / Help Me // 2) Muddy Waters / I’ve Got My Mojo Working // 3) Memphis Slim / Everyday I Have The Blues // 4) John Lee Hooker / Boom Boom // 5) Little Walter / My Babe

Gros Plan

J’ai toujours adoré les instrumentaux style Shadows. c’est à l’évidence un des piliers de la recherche de nouveaux sons durant les sixties, magnifiés par les guitares électriques. A l’écoute on remarque très bien la différence de sonorité d’un groupe à l’autre. Certaines astuces sonores furent découvertes par hasard, une lampe grillée dans l’ampli produisant un son de friture devinrent des trucs exploitables. Le larsen, à la base un désagrément produisant un sifflement quand le micro de la guitare est trop près de l’amplificateur, fut une autre voie à explorer. Elle sera amplement exploitée par les musiciens pop, Jeff Beck en fut un pionnier durant son séjour avec les Yardbirds. Voici quelques formations, deux françaises, quatre anglaises, qui répondent à ce critère très certainement inspirés par les Shadows, sans faire des copies carbone de leur sonorité.

Les Fingers – Les Guitares De Décembre

Les Sunlights – Angelitos Negros

The Sunsets – Manhunt

The Nu-Notes – Fury

Les Reed Combo – Spanish Armada

The Hunters – The Storm

Séquence humour


Guy Montagné

Partis rejoindre les étoiles

Napoleon XIV (Jerrold Samuels) (1938 – 2023)

Compositeur, producteur, mais c’est surtout comme chanteur que l’on se rappelle de lui. Il fut no au Cashbox avec un disque complètement loufoque qui lui rapporta un disque d’or.

They’re Coming to Take Me Away, Ha-Haaa! 

La face B contenait le même titre mais à l’encers, du rap avant l’heure!

Jim Gordpn (1945 – 2023)

Batteur américain et musicien de studio de renom, il officia notamment au sein de Derek & The Dominos. Il est le co-auteur avec Clapton du célèbre « Layla ». Souffrant de schizophrénie, en 1983 il tue sa mère, il finira sa vie dans en prison et dans un asile psychiatrique.

Layla