En passant

Bas nylons et un oeil derrière l’objectif

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Cela fera sourire les gens de mon âge et plus anciens, nous qui ne faisions de la photographie en couleurs que pour les grandes occasions, tout en regardant la télé en noir et blanc. Que de progrès réalisés depuis, on parle en millions de pixels et plus besoin d’aller chez le photographe, on fait tout soi-même. Même nos téléphones sont devenus redoutables. Mon téléphone actuel, un Samsung Note 10+ est assez époustouflant de qualité et réalise aussi de vidéos bluffantes.
Je n’ai jamais été un photographe mordu, mais voilà 50 ans que je fais de la photographie. Mon principal travail en tant qu’amateur pas trop mauvais a été de la photographie de mariage pour quelques copains, je n’ai par contre jamais photographié les divorces. C’est un peu comme la prestidigitation, quand vous savez faire quelques tours on a vite fait de vous cataloguer comme spécialiste. Par rapport à un professionnel, mes tarifs défiaient toute concurrence. Dans ma jeunesse, je n’avais qu’un Kodak Instamatic, une rigolade, qui m’a quand même permis des faire de photos de Gene Vincent et des Pretty Things en concert. Celles de Gene Vincent ne devaient quand même être pas si mal, l’une d’entre elles a fini dans un bouquin comme témoignage. Mon premier vrai appareil fut un Praktica, que j’ai vite abandonné car il avait un mauvais entraînement de la pellicule. L’appareil suivant, qui m’a servi pendant des années et que j’ai encore aujourd’hui, fut un Canon F1 avec en complément un zoom et divers accessoires qui m’avaient coûté un saladier. Vers 2000, j’ai commencé avec le digital et j’ai possédé une suite d’appareils qui avaient une certaine qualité mais une autonomie assez faible. Ensuite, dans les petits formats peu encombrants, j’ai acheté un Panasonic Lumix que je dois avoir depuis bientôt une dizaines d’années et qui me sert encore, car de bonne qualité, très autonome en batterie et très peu encombrant. Parmi les plus gros appareils, j’en possède deux, un Nikon avec un zoom optique de 40X  et un Sony qui possède un zoom de 50X optique et 100X en numérique. L’avantage de ces appareils font qu’ils ont un viseur d’appoint orientable, ce qui permet de faire des photos sans trop en avoir l’air. Je n’entre pas trop dans les détails descriptifs, car c’est comme les voitures, c’est aux détails et à la cylindrée que cela se joue, chacun cherche selon ses envies et ses besoins Mais voyons quelques exemples avec mes appareils.

PANASONIC LUMIX

Idéal lors des concerts, ici Mr Larry Parypa, le guitariste des Sonics

 

 

Un gros plan sur les bas d’une dame.

NIKON

Une photo réalisée avec le Nikon zoom 40X au maximum. Cette horloge du clocher d’une église est prise à environ 200 mètres à vol d’oiseau. Ce n’est pas parfait en qualité, mais on voit très bien que le verre est sale et si d’aventure une mouche s’était posée, on la verrait. De cette distance, sans aide, l’heure est à peine visible, on ne devinerait pas qu’il est exactement 14h38.

Toujours avec le Nikon, cette photo prise à Paris à une distance d’environ 6 mètres au zoom, montre la qualité de l’objectif. Sur la seconde photo, on voit sur l’agrandissement l’ombre de la couture du bas, le soleil éclairant depuis la gauche.

SONY

Un coin de ciel pris sans zoom en condition d’éclairage normal.

Sommet d’un arbre d’une hauteur d’environ 25 mètres sur l’autre rive de la rivière où je me trouvais.

Un gros plan sur mon poignet et ma montre du jour, j’en ai plusieurs.

Avec un zoom pratiquement au maxi, cette maison se trouve à 7km de l’endroit où j’ai pris la photo. Il faut tenir compte des perturbations de l’atmosphère qui peut influencer la netteté de l’image.

TELEPHONE SAMSUNG GALAXY NOTE 10+

Deux photos qui montrent la qualité des images du téléphone.

MONTRE CONNECTEE SAMSUNG SM-R800 46 mm

Quand on veut jouer au geek autant aller jusqu’au bout. Le complètement idéal d’un téléphone est maintenant une montre connectée avec le téléphone. J’ai franchi le pas avant Noël en profitant d’une offre spéciale. La première chose que j’ai regardé, c’est l’autonomie de la montre. Samsung l’annonce pour 4 jours en l’employant sans excès, c’est exact, elle tient le coup. La recharge se fait pas induction. Je suis resté dans la même marque à cause du téléphone pour assurer une compatibilité maximale. Les possibilités de cette montre sont énormes et en plus elle indique l’heure ça peut servir. Le mode d’emploi fait 150 pages, c’est dire qu’il ne s’agit pas seulement d’un gadget pour amuser les enfants. La photo ci-dessus est celle de ma montre, avec le cadran que j’ai choisi, il y en a des dizaines possibles et différents. Vous pouvez voir les indications suivantes: la température extérieure d’après la géolocalisation (le croissant de Lune indique que c’est la nuit); la jour et la date; le nombre de pas que j’ai effectués dans la journée, ici 7376, l’état de la batterie. Tout le reste est caché et peut s’afficher soit en faisant tourner le cadran et en actionnant les deux touches à droite. Tout message ou avertissement vous est communique par vibration, impossible de louper. Toutes les possibilités peuvent être activés ou non, c’est à vous de choisir ce qui vous intéresse. Toutes les photos d’illustration ont été réalisées avec le téléphone.

Voici un exemple des informations que l’on peut trouver: le nombre de calories brûlées pendant les activités, le nombre d’étages montés (à pied), peut aussi indiquer un mouvement sur une déclinaison de terrain à raison de 1 = 3 mètres  donc ici 24 mètres. La montre contient ailleurs un altimètre et un baromètre. Vous trouvez en bas les pulsations cardiaques mesurées au dernier pistage , toutes les 10 minutes. Pour ce dernier point, cela me confirme dans ce que je sais déjà, j’ai des pulsations cardiaques plutôt lentes, parait-il apanage des sportifs, ce que je ne suis pas. Même ici 65, je dirais que c’est plutôt haut, je suis plutôt en-dessous de 60 (coup d’oeil à l’instant 57). Quand je dors, les mesures continuent, il m’arrive de descendre en-dessous de 40, plus basse mesurée 35.

Un des points intéressants de cette montre, que l’on peut aussi trouver sur un téléphone, mais son but est aussi de vous faire laisser votre téléphone dans la poche, c’est de vous inciter aux activités physiques. Comme je n’ai plus l’âge de faire de la boxe ou de courir le marathon, la marche est aussi un moyen de bouger et pas le plus mauvais. On peut choisir un nombre de pas minimum sur une journée. J’ai fixé 6000 pas, ce qui représente une distance d’environ 4 kilomètres. Chaque pas est compté au cours de la journée. J’ai constaté qu’une activité normale à l’intérieur représente environ un millier de pas dans une journée. Donc 6000 pas implique plus de mouvement, en gros marcher une petite heure d’un pas moyen. Si vous marchez sans interruption pendant 10 min, elle considère que vous êtes en entraînement, vous le signale et continue de compter le temps où vous êtes en action. SI vous arrêtez de marcher, au bout d’une minute, elle considère que vous avez cessé l’entraînement et vous l’indique. Tout cela est enregistré et mis en statistique, vous trouverez un résumé qui indiquera les calories brûlées, le temps total d’entraînement, le déplacements effectués pendant ce temps en distance. Comme vous le voyez sur l’image ci-dessus, quand vous avez atteint la limite fixée elle vous félicite. Depuis que je possède cette montre, j’ai toujours atteint cette limite minimum de 6000 (14 semaines), 7376 le jour où j’ai écrit l’article. Depuis mes débuts, j’ai marché environ 400 kilomètres, à peu près la distance Paris – Chambéry en ligne droite. Et pas moyen de flemmarder, si vous êtes immobile pendant 1 heures, elle vous signifie que c’est le moment de vous bouger le cul et vous invite à faire quelques mouvements qu’elle compte, comme allonger les bras.
Aperçu de quelques unes des possibilités du téléphone. La plupart des commandes influent également sur le téléphone. Par exemple, si vous choisissez de ne pas être dérangé, cela s’adresse aussi bien à la montre qu’au téléphone. Il est évident que les gadgets habituels comme réveil, réglage de l’intensité sonore sont présents. Connexion wi-fi, bluetooth
Avertissement d’un événement quelconque par son ou vibreur ou les deux, programmation de ces événements, rappels.
Affichage sur cadran selon vos choix, intensité de la luminosité, polices, durée. Pour économiser la batterie, le cadran ne s’affiche que quand vous le regardez ou activation tactile.
Le mode ne pas déranger, enregistre ce qui se passe sans vous en avertir, à consulter après.
Le mode cinéma consiste à supprimer tous les avertissements et manifestation de la montre. Elle est comme « morte ».
Le mode nuit enregistre votre sommeil, léger, profond, paradoxal en temps. Coupe tout connexion téléphonique sauf les numéros désignés pouvant vous appeler en cas d’urgence.


Voici une exemple de mesure de sommeil. En haut il me dit que pour le jour donné, il a enregistré deux périodes de sommeils au cours de la journée. En général, je me fais un petit roupillon après le repas de midi ou avant celui du soir. La première mesure est visible sur le cadran, j’ai pioncé 6h50 min en tout, mais 5h43 min pour la première période ce qui correspond à ma moyenne, environ 6h par nuit. Je me suis endormi à 3h50 min et réveillé à 9h33 min. Il est vrai que ce jour là, je me suis couché très tard. Il taxe mon sommeil d’une efficacité de 95% à travers un sommeil réel de 5h25 min.

Possibilité de capturer une image de l’écran de la montre, elle sera envoyée dans l’endroit désigné sur votre téléphone.
Possibilité d’envoyer un SOS sur un numéro choisi en cas d’urgence. La montre enverra votre localisation au contact, il suffit d’appuyer un certain nombre de fois sur une des touches, pas besoin de parler.
Avec ma montre je peux rechercher mon téléphone dans un rayon de 100 mètres et vice-versa.
Possibilité de la bloquer à distance le téléphone et vice-versa, il faut bien entendu avoir une connexion.
Météo en temps réel, température extérieure, tendances sur une semaine, selon localisation.
Pour les manchots, il est possible d’activer les commandes vocalement.
On peut connecter ses mails et les lire sur la montre.
Comme la montre est étanche, il faut la bloquer quand vous prenez un bain. Pas nécessaire sous une averse, seulement en cas d’immersion.
Si vous écoutez de la musique, Youtube par exemple, il est possible de commander depuis la montre, avance, pause, retour, volume, suivant.
On peut servir la montre comme déclencheur à distance pour prendre une photo avec le téléphone, pas besoin de ces manches pour selfies.
On peut composer du texte sur l’écran (pas très pratique), répondre au téléphone en parlant avec la montre, on peut également refuser un appel ou appeler sans sortir son téléphone.
On peut aussi se connecter sur des panels d’infos en direct. Et j’en passe…

Le physique

C’est là un des points très intéressants de la montre. Vous pouvez mesurer toutes vos activités physiques. Nous avons vu la marche, mais le vélo, la natation, les ascensions d’étage sont en vedette. Il existe aussi des dizaines d’autres possibilités de faire ces mesures, pratiquement pour tous les mouvements que l’on peu faire avec le corps, des pompes, des flexions, lever de poids etc… Tout est mesurable, pas besoin de compter.
Lié à la santé, on peut aussi mesurer sa consommation d’eau, la caféine, gestion du poids, commander des exercices respiratoire, mesurer le stress. Là, je dois dire que je n’ai jamais réussi à faire décoller l’aiguille de la zone verte.
Voilà, c’était quelques aperçus. J’ai longtemps été sceptique avec ce genre de montre, mais je dois dire que j’ai un peu changé d’avis, surtout sur le plan santé, c’est un très bon entraîneur. Et puis, moi qui ne regarde pas mon téléphone toutes les deux minutes, ne pas avoir à le sortir est plus qu’agréable. Pratiquement tout est atteignable via la montre. Cela évite les éventuels accidents en cas de geste malheureux, bris de glace et autres. Le prix de cette montre est le quart de celui du téléphone, alors il mérite que l’on prenne soin de lui. Et puis moins il est visible, moins il suscite des convoitises, c’est une bonne valeur dans certains marchés parallèles où les clients sont peu regardants sur la provenance.

 

Cinéma du diable

Tod Browning (1880-1962) est un de ces cinéastes que l’on peut considérer comme maudits. Il a une part indéniable dans l’histoire du cinéma comme innovateur et il n’arrête pas d’inspirer des générations de cinéastes. N’importe quel cinéphile averti connaît son nom, à défaut parfois d’avoir vu un de ces films, très souvent inatteignables pour la plupart spécialement sa période muette. Si l’on ne devait retenir qu’un seul de ses films, ce serait bien sûr « Freaks » (La Monstrueuse Parade), sorti en 1932. Il reste dans l’histoire du 7ème art comme la plus belle démonstration que les vrais monstres physiques qu’il emploie comme acteurs sont des gens en fin de compte plus fréquentables que les humains normaux physiquement. Descendu en flèche à sa parution, il gagna peu à peu ses galons pour se hisser définitivement parmi les meilleurs films de toute l’histoire du cinéma. N’oublions pas qu’il tourna aussi le premier Dracula du nom et lança aussi la carrière de Bela Lugosi (1931), suivi de « La Marque Du Vampire » en 1935. Evidemment, Tod Browning ne fait pas dans la dentelle, il aborde des thèmes qui font de lui un cinéaste dont on peut ranger les films dans la catégorie fantastique, mais science-fiction est presque plus juste. Il eut de la peine à se remette du mauvais sort que l’on fit à « Freaks », il ne tourna plus que quatre films, dont le dernier sortit en 1936.

Son avant dernier film sortit en 1936 et aborde aussi un thème de science fiction « Les Poupée Du Diable ». Nous allons revisiter ce film peu visible qui est une merveille de perfection, tant au niveau de la réalisation que des trucages nécessaires à sa mise en images, ils n’ont pas pris une ride.

Plot.

Deux bagnards s’évadent de l’île du Diable et réussissent leur évasion. L’un est Marcel (Henry B. Walthal), un scientifique hors de sentiers battus. L’autre est Paul Lavond (Lionel Barrymore), un banquier français victime de ses associés et d’une odieuse machination qui l’a envoyé au bagne. Après une longue fuite, ils parviennent chez Marcel et Lavond découvre son secret. Marcel est un savant plutôt humaniste qui pense avoir trouvé une solution à la faim dans le monde. Il a réussi à rendre les humains six fois plus petits, donc d’après lui, ils vont manger six fois moins. Sa femme qui a continué ses recherches pendant son incarcération à fait des progrès considérables. Si physiquement et d’apparence ils sont parfaits, ils ne sont pas encore parfaitement autonomes au niveau du cerveau, ils ont encore besoin d’être guidés en leur donnant des ordres. Lavond ne s’intéresse que peu aux recherches de son compagnon de bagne, il n’a qu’un but retourner en France pour se venger. Marcel meurt subitement et soudain lavond pense que ces humains miniatures et contrôlables  pourraient lui être très utiles pour assouvir sa vengeance. Il persuade la femme de Marcel de venir avec lui en France pour poursuivre ses recherches et dans l’ombre mettre sa vengeance en route. Pour passer inaperçu, car recherché partout, il se travestit en une aimable vieille dame spécialisée dans la ventes de poupées très réussies. La police monte la garde, persuadée que Lavond va entrer en contact avec sa mère qui vit toujours et sa fille (Maureen O’Sullivan) qui est persuadée que son père est un horrible bonhomme.

Tod Browning et Lionel Barrymore

Lionel Barrymore, par ailleurs excellent acteur et homme de théâtre, est extraordinaire dans ce double rôle d’homme et de vieille dame. Il est sans doute assez à l’aise dans un rôle de banquier français, car il a séjourné longtemps à Paris pour étudier la peinture, se destinant d’abord à cette carrière artistique. La belle Maureen O’Sullivan, la Jane de Tarzan et Johnny Weissmüller et mère de Mia Farrow, délaisse pour un temps son rôle de reine de la jungle, mais elle ne perd pas au change, car Browning a toujours su mettre ses acteurs en valeur. Il avait la réputation d’être très proche d’eux. On peut également y apercevoir très brièvement Billy Gilbert, qui sera nettement plus visible avec le rôle du maréchal Herring dans Le Dictateur de Chaplin. Pour terminer, à mon avis, ce film avec sa perfection des trucages est une perle qui ne cessera de briller dans le ciel d’un certain cinéma qui est tout sauf convenu.