Eclats de nylon et vieux papiers (15)

Eclats de nylon et histoire de dur




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Les vieux papiers ou comment les journaux et autres nous donnent une vision de ce que furent la vie et l’actualité en d’autres temps.

Avez-vous rêvé d’être un criminel? Je pense que non. Certains le deviennent par opportunité, cupidité, ou pour encore d’autres raisons. Et pourtant dans les annales de le justice, il existe un ou deux cas de personnages qui veulent vraiment devenir des criminels alors que rien ne les prédispose à cela.

A la fin des années 50, une célèbre affaire fera les beaux jours de la presse à sensation. Elle concerne un certain Georges Rapin, connu sous le nom de Monsieur Bill.

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Un résumé des faits. Georges Rapin est né en 1936, c’est un fils de très bonne famille, comme on dit. Il grandit dans le cocon familial et il ne lui manque absolument rien. Sans doute pas très stable psychologiquement, un peu dingue, il se passionne pour les armes et un peu trop pour les romans de série noire, du moins on peut le supposer. Pour se donner un air, il aime briller, mais son rêve secret c’est de devenir un personnage respecté du milieu. Il fait tout pour cela, fréquente assidûment un bar de Pigalle qui existe encore aujourd’hui, le Sans Souci, un lieu fréquenté alors alors par le milieu. Il s’invente tout un passé de dur pour épater la clientèle qui le considère comme un personnage inopportun. Il est vrai que le milieu aime la discrétion et lui est un peu trop voyant. Pour prouver sa bonne foi, si l’on peut dire, il assassinera froidement un garagiste à Villejuif, sans aucune raison et pense ainsi faire son entrée au firmament de la criminalité. Il rachète, avec l’argent généreusement donné par ses parents, une entraîneuse à un souteneur emprisonné, du moins le croit-il, le milieu semble lui avoir joué un tour à sa manière. C’est une possibilité évoquée, tout ne sera jamais très clair dans cette histoire, comme dans beaucoup d’autres d’ailleurs. Ici, pour certaines affirmation, on ne sait que ce qu’il veut bien dire, et il change souvent dans ses déclarations. Ce qui est plus sûr, Rapin s’apercevant qu’il a été joué, considère que la fille lui a manqué, en employant un terme du milieu. Il l’emmène dans la forêt de Fontainebleau lui tire plusieurs coups de revolver et la brûle.

Bien vite la police remonte la piste, un peu aidée par le milieu et certains témoignages, il est arrêté. C’est alors que le personnage prend un dimension encore plus considérable. Accusé de deux meurtres, il s’invente encore une bonne douzaine de meurtres parfaits. Si pour la police découvrir l’auteur d’un crime peut s’avérer difficile, il est relativement facile de prouver qu’un crime n’existe pas, donc on en testera à deux.

Il sera guillotiné le 26 juillet 1960, c’est peut-être la seule fois qu’il a été vraiment un dur.

Voici quelques extraits de la presse locale. Au départ, juste après son arrestation, l’affaire ne prend pas tout de suite une dimension nationale. Dans un premier temps, on l’accuse du meurtre de la fille, les indices concordent. Mais pour le meurtre du garagiste, il semble que c’est lui-même qui l’avoue, la police n’y ayant pas songé ou n’a pas de certitudes pour ce cas. Au cours du procès, il se rétractera, mais il est coincé par les affirmations qu’il a faites, trop précises pour avoir été inventées. Une fois l’affaire lancée, toute la presse s’empara de ce cas en lui assurant un retentissement aussi grand que bref, pour finalement retomber dans un certain oubli. D’autres affaires, plus que celle-là, sont encore dans la mémoire collective. Ici, le coupable doit se retourner dans sa tombe, lui qui avait tant fait pour entrer dans la légende.

Premières apparitions dans la presse régionale, avec un goût de sensationnel.


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Il avait une fiancée qui semblait ne pas trop bien saisir le personnage

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Fin mars 1960, le procès commence

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Le mot de la fin

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L’idée que l’on se faisait de la femme arabe, il y a une centaine d’années, est sans doute un peu plus ethnologique que celle d’aujourd’hui, le Maghreb c’est loin et c’est près. Dans un article publié dans l’almanach du Petit Parisien de 1913, on en retrouve un aperçu. Une chose est à constater, on en parle avec un certain respect, une certaine admiration, on commente sans décrier. Il est bien entendu présenté la femme voilée, mais le commentateur ne perd pas de vue qu’en 1913, montrer ses genoux dans la rue ou sortir tête nue n’est pas encouragé dans la bonne vieille France, alors le visage hein! L’article dit aussi qu’il n’y a pas que des femmes voilées, c’est un choix entre conserver les traditions ou basculer dans dans un certain occidentalisme. Chaque région du monde a ses ses traditions et celles du monde arabe en valent bien d’autres. Ce que je connais de ce peuple m’a toujours laissé admiratif devant la beauté de ses femmes, de l’accueil extraordinaire et chaleureux que l’on peut y recevoir, de leur sens de la communauté et de la fête. Que les intégristes religieux aillent au diable!

Voici un extrait de cet article qui concerne plus spécialement les femme du nord géographique.

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