Vacances en nylon (4)

Citation de l’été

La connerie c’est comme le vent, on ne le voit pas mais on en subit les effets.

Chansons que j’écoute depuis 50 ans

Les Yardbirds furent et sont encore mon groupe préféré et en plus j’ai une longue amitié avec deux des membres. Dans mon cercueil le moment venu, je veux qu’on m’enterre avec une intégrale des Yardbirds, si si j’insiste. On sait jamais des fois qu’on s’emm… la-dessous! Voici ce qui fut mon premier disque d’eux…

Les Yardbirds furent pour moi un excellent détonateur pour aller en exploration dans la musique, chose que je n’ai jamais arrêté de faire depuis. Comme j’avais lu à quelque part qu’un certain Eric Clapton avait fait partie du groupe, j’ai bien retenu son nom. En 1966, j’ai mis la main sur un album de complication « What’s Shakin » sur lequel figurait son nom. Cet album fut pour moi une révélation, car il explorait de nouvelles tendances musicales, en gros ce qui allait devenir la musique pop issue du blues. A part les Lovin’ Spoonful qui étaient très populaires avec leur hit « Daydream », on y découvrait Paul Butterfield Blues Band, Al Kooper, Tom Rush, des noms encore assez obscurs en France à l’époque de sa sortie. Je peux dire ironiquement que j’ai commencé à aimer cette musique avec un groupe qui n’existait pas, celui où jouait Eric Clapton, nommé Eric Clapton & The Powerhouse et le titre que je préférais sur l’album « I Want To Know ». En effet ce groupe n’a jamais existé car c’est une réunion impromptue en 1965 de quelques musiciens mystérieux. On sait maintenant de qui il s’agit et ce n’est pas n’importe qui. On y retrouve Paul Jones ici à l’harmonica, le chanteur de Manfred Mann ; Stevie Winwood ici au chant, guitariste et chanteur du Spencer Davis Group ; Jack Bruce, bassiste à ce moment là de Manfred Mann ; Pete York, batteur du Spencer Davis Group. Pour des raisons contractuelles seul le nom de Clapton apparaît car il n’est pas lié avec un autre contrat ou un autre groupe comme les autres musiciens. On retiendra pour la suite que Clapton et Bruce formeront un des premiers power group des années 60, Cream. Voici cette petite merveille, reprise un peu plus tard par Ten Years After sur leur premier album, ainsi qu’un autre titre figurant aussi sur cet album mythique,  celle de Al Kooper « I Can’t Keep From Crying Sometimes ». On pourrait presque dire que moi et Alvin Lee on écoutait les mêmes trucs. 

Les Moody Blues première époque, toujours dans mes écoutes. En 1964, ils avaient pondu un gros truc « Go Now », que je considère toujours comme un tout grand disque, une écoute presque inlassable.

Les Hollies était un des quelques rares groupes qui pouvaient faire la pige aux Beatles du point de vue succès, ils le firent avec une certaine classe, si bien qu’ils existent encore aujourd’hui avec deux membres originaux et ils sont toujours capables de remplir des grandes salles dans le monde entier. Comme c’est le cas pour beaucoup de groupes qui ont une discographie pléthorique, certains de leurs titres sont noyés dans la masse. En 1965, leur label Parlophone, le même que les Beatles, publie un 4 titres qui propose leur grand hit du moment « I’m Alive » un no 1 en Angleterre. Sur la face B figure une titre nommé « Honey And Wine » qui deviendra assez vite un titre adoré par les fans, encensé par la critique et très certainement joué dans les concerts. Evidemment, les amateurs cherchent à l’acheter. Pour le faire, un seul moyen se procurer ce 45 tours, car pendant presque 15 ans, il ne sera pas disponible autrement. J’ai eu plus de chance, car il figure depuis 1966 dans ma collection et est devenu un des titres des Hollies que j’ai le plus écoutés. C’est encore un de ces trucs qui figure dans mon hit parade de toujours. Si je pense écouter un truc des Hollies, je commence toujours par lui. Pas de panique le voici…

Celui-là je crois que c’est le record que j’ai payé pour une disque dans un magasin. Pas dans le sens cher, mais bon marché. Dans une liquidation de grand magasin, je l’avais payé 20 centimes, non pas 1 franc, pas 50 centimes, mais 20 centimes. Depuis 50 ans, il passe régulièrement sur ma platine. Il faut que je vous avoue un truc, en principe les pressages originaux qui ont une certaine valeur, je ne les écoute pas, mais je les enregistre ou écoute des rééditions. C’est l’idéal pour leur conserver une certaine valeur. Les disques qui grattent ou en mauvais état sont invendables chez les collectionneurs. Alors si un jour… A part cela c’est une excellent titre, une reprise de Mr Bobby Bland à laquelle ils ont insufflé un bon petit coup de punch. Un bel exemple de musique beat comme on aimait bien en écouter il y a 50 ans et même encore maintenant…

Le monument à la génération des années 60, c’est ma génération et celle des Who. Cette musique un peu folle est très représentative de l’esprit qui nous animait. Avec un des plus grands batteurs de cette époque, voire d’autres aussi, et sûrement aussi un des plus fous. J’aimerais bien savoir durant quel cauchemar Pete Townsend, le compositeur, a eu l’idée de cette musique. C’est le type même d’une recherche sur des territoires pas encore très explorés. Superbe monument!

Peu de chanteuses dans les années 60 purent se targuer de chanter des succès qu’elles avaient elles-mêmes composés.  En voici un très bel exemple et une chanson qui a fait le tour du monde et que tout le monde connait. La belle Jackie de Shannon, qui fut un temps la petite amie de Jimmy Page, on le comprend!

Voici d’ailleurs un enfant qui naquit de cette rencontre, oh c’est juste une chanson co-écrite De Shannon – Page et qui fut un succès pour Marianne Faitfull.

5 réflexions sur “Vacances en nylon (4)

  1. Bonsoir à vous…

    Merci de me faire découvrir tous ces groupes qui sont une découverte pour moi. A la maison, c’était plutôt variété francophone et pop’.
    Mais j’ai conservé malgré plusieurs déménagements mes 33 tours des Beach Boys, Beatles, des Rubettes et des Bee Gees. qui commencent à dater… Rires.
    Peter Pan

  2. Bonsoir Mr Boss,

    Très juste. Rien ne vaut l’expérience, même en matière de musique.
    Le classique , on y revient toujours. C’est un petit trésor. rires.
    Peter Pan.

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