En passant

Inventaire musical à la Prévert (32)

Country Lane. Suite des publications du label Splendid avec ce qui est le troisième album du label qui se hisse dans le monde international des collectors. Il s’agit du groupe Country Lane, un autre groupe local. Des trois albums publiés par le label, c’est sans doute celui qui approche le plus de la musique progressive à l’anglaise. On y retrouve quelques plans musicaux qui auraient pu être extraits d’une de ces galettes enregistrée par un de ces mastodontes anglais. L’album ne contient que des titres originaux. Sans doute publié à une époque où le label commençait à avoir des difficultés financières, il ne fut publié aucun single. Par contre, l’album fut repris sous licence par le label français Explosive, label assez éphémère qui publia aussi des albums de blues et de jazz. C’est le seul album Splendid dont une édition originale d’époque peut se décliner en deux versions, ce qui fait qu’au niveau collectors il est un peu moins coté que les autres, surtout dans la version française. A ma connaissance, les membres du groupe n’eurent aucune autre aventure musicale significative, excepté une ou deux retrouvailles. Le disque existe en rééditions plus ou moins officielles, dont un CD vraiment officiel en 2000 remixé par leur producteur et fondateur de Splendid, Jean-Pierre Louvin, décédé depuis. Voici cet album en intégralité.

With A Sweet Whistle To My Ears.

It’s Only Your Memory Playing Just The Thought Of A First Love.

Substratum.

In The Morning Sun.

Good Old Time.

The Disgusting Story Of The Captain Bloom.

Part one : Song To Ivan.

Part two : Letter To A Friend.

Part three : Captain Bloom.

Lilliput’s Safari.

Greenwich Park . Dans ce que l’on peut encore considérer comme faisant partie de la pop et publié par Splendid, à l’exception des publications étrangères sous licence, voici un dernier groupe, Greenwich Park. C’est une sorte de gag du producteur qui annonce sur la pochette que c’est le plus mauvais disque qu’il ait produit. Plutôt que de l’acheter, il est conseillé de le voler quand le vendeur a le dos tourné et éventuellement de l’offrir à votre petite amie si vous avez envie qu’elle vous quitte. Il contient une version du célèbre « Tobacco Road », il est vrai que ce n’est pas la meilleure version que j’ai entendue. Il est malgré tout devenu un petit collector mineur avec le temps.
Ceci termine la revue du label Splendid. Cinquante ans après, il en reste encore quelques cendres, trois albums et quelques singles recherchés par les collectionneurs. C’est un bel exemple d’un amateur de musique qui décida d’apporter sa pierre à l’édifice en faisant autre chose que de rester dans son coin. La culture a besoin de ce genre de personnes.

Tobacco Road.

I Went To my Baby.

 

2 réflexions sur “Inventaire musical à la Prévert (32)

  1. Bonjour M. Boss,
    La fin des années 60 et les années 70 ont été très riches en innovations, étant de cette génération j’ai grandi avec cette explosion musicale sans aucun contrôle , mais c’est ça qui en faisait sa richesse ! et je suis bien triste de voir dans quel marasme la musique actuelle est tombée , certes tout n’est à mettre à la benne , mais il n’y a plus cette étincelle que nous avons connu .
    Ce n’est que mon ressenti, chacun est libre de se faire son opinion , chacun ses goûts, ce n’est que mon constat personnel .
    Bonne semaine
    cooldan

  2. Hello Cooldan,

    Oh que oui ! J’en suis également un témoin. Chaque artiste avait son style et un son propre. Les trois collectors de Splendid que j’ai présentés dans mes derniers articles en sont une preuve. Ils ont tous été enregistrés dans les mêmes studios et aucun ne ressemble à l’autre. Vers cette époque, je fréquentais un magasin très branché. Il n’hésitait pas à faire venir des trucs depuis les USA ou l’Angleterre. On avait accès à des trucs qu’on ne trouvait pas ailleurs, pas connus, mais très souvent de pures merveilles.
    Hier soir, en faisant une petite sieste, j’écoutais une émission de radio. Un artiste était invité à présenter sa camelote. C’était pas mal, mais malheureusement, on sentait la présence à l’arrière d’instruments numérisés qui n’apportaient aucune couleur originale au son. On avait un peu l’impression d’ouvrier une boîte de raviolis en sachant d’avance quel goût cela aura.
    Prenons par exemple nos bons vieux Beatles, aucun album ne ressemble au précédent ou au suivant, ils ont tous leur personnalité propre, c’est pourtant la même équipe. Ils jouent eux-mes, il n’a pas de machine derrière, juste de vrais musiciens.
    Bonne suite de semaine.

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